Pourquoi ma fille mange ce qu’elle veut depuis toujours ?

Lorsque ma fille avait environ 4 mois, j’ai commencé à me poser des questions sur la diversification alimentaire… et j’avoue que ça m’angoissait !

Avec l’allaitement, pas de problème : elle veut, je donne. C’est simple !

 

J’ai donc fait quelques recherches sur internet, et je suis notamment tombée sur ce site.

Le concept m’a séduite, mais c’était tellement à mille lieues de ce que je connaissais que je l’ai un peu mis de côté.

J’ai ensuite demandé à mon médecin comment je devais m’y prendre. Elle m’a dit de suivre à peu près ce qui était noté dans le carnet de santé, de ne pas commencer avant 6 mois et de retarder les fruits exotiques du fait de l’eczéma de ma fille.

Pour les quantités ? D’abord une cuillère, puis deux, puis trois, etc. Les œufs ? Juste le jaune, et ½ au début.

Bref, très compliqué !

 

Et puis, un tout petit peu avant 6 mois, ma fille a commencé à vraiment s’intéresser au mouvement de la fourchette vers la bouche. Elle nous observait très attentivement lors des repas.

Et j’ai repensé au site que j’avais vu, qui préconisait de donner de gros morceaux de nourriture que l’enfant pourrait facilement sucer ou mâchouiller.

Je lui ai donc donné un croûton de pain… et elle a adoré ! Le lendemain, c’était un morceau de viande donc elle a sucé tout le suc. Et puis, j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête, et de la laisser choisir.

J’ai un tout petit peu attendu pour les œufs (7 ou 8 mois je crois), mais je lui ai donné l’œuf entier… et elle a toujours préféré le blanc !

Les seules choses que j’ai vraiment retardé, c’était les haricots blancs car ça me semblait un peu difficile pour son petit estomac. Elle a dû en manger vers 9-10 mois.

Et aussi, les friandises !

Déjà, j’ai pratiquement cessé d’acheter des gâteaux industriels. Et pour les bonbons, je les mange en cachette ^^

Parce que je trouve ça un peu nul d’en manger devant elle mais de ne pas lui en donner. D’autant qu’elle est très curieuse et dès qu’elle nous voit manger/boire quelque chose, elle veut goûter ! Et puis, les enfants apprennent plus de ce que nous faisons que de ce que nous disons.

 

Je suis quand même passée par une phase de doute vers ses 8 mois, car il y avait des jours, voire plusieurs de suite, où elle ne mangeait pratiquement rien du tout ! Heureusement, elle avait toujours mon lait, donc ça me rassurait… mais quand même !

J’ai donc acheté le livre du Dr Gonzalez, Mon enfant ne mange pas, et ça m’a totalement rassurée.

Il y a aussi eu cet article qui a entériné ma confiance en moi, et surtout en ma fille. Car finalement, qui mieux qu’elle sait si elle a faim ? Ou si elle a besoin de telle ou telle chose ?

D’ailleurs, si l’on suit les recommandations à la lettre, je plains les enfants : certains vont avoir besoin de commencer à 5 mois, d’autres à 8. Certains voudront 1/2 cuillère, d’autres 3 cuillères.

Et si l’on y réfléchit, nous-mêmes adultes ne mangeons pas toujours de la même façon : parfois on déjeune à midi, d’autre fois à 15h ; parfois on a très faim, d’autres fois beaucoup moins. Que dirions-nous si l’on nous obligeait à manger exactement la même chose que le voisin ? Ou la même chose tous les jours ?

Bref, comme pour beaucoup de choses, il faut savoir se défaire de nos peurs et de nos représentations, et se reconnecter avec notre instinct…

Pourquoi j’allaite ?

Cette question me semble tellement absurde !

Mais pourquoi je ne l’allaiterais pas ?!
J’ai beau essayer d’être ouverte d’esprit, qu’une femme choisisse délibérément de ne pas allaiter du tout son enfant, de ne même pas essayer, je ne peux pas le comprendre.

Dans notre société où l’individualisme prime, la liberté de choix est sacrée. Même si ce choix implique un bébé, même si ce choix est clairement le mauvais.

Que l’on choisisse de se pourrir la vie, pourquoi pas (comme on le martèle : on est libre, on fait ce qu’on veut). Mais celle d’un bébé, je ne comprends pas.

Quoi qu’en disent certains criminels professionnels de santé, NON le lait artificiel ne vaut pas le lait maternel !!!

Pour plus de détails sur les avantages de l’allaitement, on peut lire les articles de la Leche League : http://www.lllfrance.org/Benefices-de-l-allaitement/Avantages-de-l-allaitement.html

Après avoir lu ça, comment une mère peut-elle priver son enfant de ce bienfait ??? (tant pis pour la culpabilisation, désolée mesdames qui avez choisi de ne pas allaiter)

 

Et ce qui est merveilleux dans l’allaitement, c’est que non seulement il est bénéfique pour la santé du bébé et de la maman, mais en plus c’est un véritable plaisir, un bonheur indicible !

Bon, il faut quand même se préparer à d’éventuels désagréments.
Je parle en connaissance de cause, car nos débuts ont été un peu difficiles avec Kalthoum.
Mais malgré les crevasses, malgré les bouts de sein en silicone, ça reste un pur bonheur.

Et encore aujourd’hui, après 9 mois, je ne peux imaginer lui donner un seul biberon.

 

Je vois encore tellement d’avantages à allaiter !

C’est une très grande liberté : pas besoin de penser à emmener le biberon quand on sort, de se lever en pleine nuit pour chauffer le biberon, de compter les millilitres pris et d’angoisser qu’elle n’ait pas fini son biberon, etc.

C’est aussi une liberté face à la société de consommation : je ne donnerais pas mon argent à Blédina ou Nestlé ^^

Allaiter me donne aussi un formidable sentiment de force et de confiance en moi-même : je n’ai besoin de personne pour combler les besoins de ma fille.

Et c’est pour moi l’explosion de la féminité, un épanouissement total.

D’ailleurs, j’aime beaucoup cet article de la Leche League sur féminisme et allaitement : http://www.lllfrance.org/Autres-textes/Feminisme-et-allaitement.html?q=f%C3%A9minisme

 

Bref, je ne vois que des avantages à l’allaitement.

Le 1er étant, comme pour tout, que c’est la meilleure chose pour mon bébé.

Pourquoi je dors avec mon bébé ?

Gros tabou dans notre société, le cododo est pourtant monnaie courante dans le monde.

En France, ça ne se fait pas, pour tout un tas de raisons que je qualifierais de « bidons ».

D’abord, on pense que cela met en péril la vie de couple. Mais c’est surtout le fait d’avoir un enfant, que l’on dorme avec lui ou pas, qui perturbe la vie de couple. Et puis, c’est avoir bien peu d’imagination que de stopper toute vie intime parce qu’on dort avec son bébé !

On dit aussi qu’après l’enfant devient un vrai scotch, qu’il ne va pas nous lâcher. Personnellement, je répondrais « tant mieux » ^^ ! Que mon enfant soit proche de moi, qu’il ait besoin de moi jusqu’à ce qu’il devienne par lui-même autonome, je trouve ça normal, et même génial ! Dans notre société, on défait les liens naturels, comme s’il était anormal pour un enfant de vouloir rester proche de sa maman, et pour la maman de vouloir rester proche de son petit.

On affirme par ailleurs que c’est dangereux. Bizarrement, alors que je pense qu’avant j’aurais pensé ça (si je m’étais posé la question, mais ça n’a jamais été le cas), dès que ma fille est née, ça a été une évidence : je ne voulais pas être séparée d’elle, je voulais la sentir, la voir, la toucher à ma guise. J’aurais eu mal physiquement si on m’avait obligée à dormir loin d’elle. Et jamais je n’ai eu peur de l’étouffer ou de l’écraser en dormant. J’ai une fois de plus fait confiance à mon instinct. C’est vrai que je ne dormais que d’un œil du coup. Mais c’était une phase absolument nécessaire pour moi de dormir collée à mon bébé pendant au moins 1 mois. Ensuite, j’ai voulu retrouver un petit peu d’espace dans mon lit, et dormir collée à mon mari. Donc nous avons installé un lit à barreaux dont nous avons enlevé une des barrières. Ainsi, elle dort toujours avec nous, mais nous avons quand même notre espace ^^

Car oui, pour moi, c’était nécessaire. Pour une autre très bonne raison : je l’allaite, et rien que de penser que je devrais me lever, aller jusqu’à l’autre chambre, la prendre dans son lit, lui donner le sein, faire attention à la reposer sans la reréveiller, retourner dans ma chambre et me rendormir, bah je suis déjà crevée, lol ! Sérieusement, c’est beaucoup par flemme que je pratique le cododo ^^

Et comme pour tout, si je pratique le cododo, c’est d’abord et avant tout parce que je suis persuadée que c’est ce qu’il y a de mieux pour mon bébé et pour moi. Et ça, comme d’habitude, c’est le meilleur argument…

Pourquoi j’utilise des couches lavables ?

Même si ça se démocratise un peu, les couches lavables c’est vraiment le truc arriéré par excellence pour la société : c’est ce dont nos grands-mères les féministes se sont libérées.

Je conçois qu’il soit difficile de comprendre qu’on revienne aux lavables après avoir connu les jetables : certes, les jetables c’est rapide et pratique. Je ne peux le nier.

Alors pour quelle raison irait-on choisir les lavables ?

1- Un outil extraordinaire a fait son apparition depuis l’époque de nos grands-mères : la machine-à-laver ! Celle-ci, je l’aime ! Vraiment, c’est le number one à avoir dans une maison pour moi, avant même le frigo ou la gazinière ! Et pas que pour les couches lavables ^^

Cependant, malgré ce merveilleux appareil, on doit tout de même décrasser les couches s’il y a des selles (et même avec le papier de protection…).

2 – C’est écologique ! Mouais. Sincèrement, entre mon confort et l’écologie, j’ai parfois du mal à choisir. Je sais, c’est pas bien, mais c’est comme ça.

3 – C’est aussi pratique que les jetables.

Alors là, ça dépend. Personnellement, j’utilise des langes avec pointes en plastique. Il faut quand même le coup de main pour apprendre à les mettre, et c’est toujours plus long qu’une jetable. C’est vrai qu’il existe des lavables dans le même style que les jetables, mais c’est beaucoup plus cher !

4 – C’est économique.

Pour le coup, c’est vrai. D’autant plus si on utilise des langes, comme moi.

Mais est-ce un argument suffisant ?

5 – C’est meilleur pour mon bébé.

Le voilà, l’argument imbattable. Malgré les quelques inconvénients inhérents aux langes lavables, je suis sûre d’une chose : ils sont meilleurs pour la peau de ma fille.

Les couches jetables sont pleines de produits chimiques. Sincèrement, je préfère l’odeur d’une couche pleine plutôt que celle de la couche qui sort du paquet : l’odeur est horriblement chimique.

 

Pour les sorties et les jours de flemme, j’utilise quand même des jetables, mais en général ce sont des bios : on limite les dégâts (rien qu’à l’odeur, on voit que ça n’est pas la même chose).

Et depuis que ma fille a 3 mois, je l’habitue à faire sans couche ! Mais ça c’est une autre histoire ^^

Pourquoi je ne laisse pas mon bébé pleurer ?

Dans le top des idées reçues qui me révoltent, il y a celle qui consiste à dire qu’il faut laisser les bébés pleurer.

Avant, je pensais la même chose. Enfin bon, « penser » est un bien grand mot ! Disons plutôt que je suivais bêtement ce qu’on m’avait inculqué : il faut laisser les bébés pleurer pour leur apprendre la discipline.

Puis je suis tombée enceinte. Et au cours de ma grossesse, j’ai fait beaucoup de recherches sur internet, et notamment sur ce sujet, et j’en suis arrivée à la conclusion que :

– non, bébé ne pleure pas sans raison. S’il pleure, c’est pour une raison, même si nous ne savons pas laquelle. Et s’il pleure pour avoir sa maman, quoi de plus naturel ? Il a vécu à l’intérieur d’elle durant 9 mois, puis il a été séparé d’elle brusquement, et on voudrait que déjà il s’en détache ?

– non, bébé ne fait pas des caprices à 3 jours de vie. J’ai remarqué que dans notre société, on met tout derrière ce mot « caprice ». Pour moi, un caprice, c’est un gosse qui pique une colère parce que sa maman ne veut pas lui donner une 3e part de gâteau. Mais lorsqu’un bébé pleure tout simplement pour être dans les bras de sa mère, je trouve ça cruel d’appeler ça un caprice : il sort du ventre, et direct on le veut autonome ? Non, l’autonomie, ça s’acquiert, et ça met parfois du temps.

Et puis, j’ai accouché. Et là ça a été une certitude dans mon cœur de mère : il ne faut pas laisser les bébés pleurer.

Je ne dis pas que je n’ai jamais laissé pleurer ma fille, mais ça n’était jamais de gaieté de cœur. C’était surtout au début, quand je ne pouvais pas la porter dans mon dos (j’avais peur pour sa tête encore ballotante). Je l’ai donc laissé pleurer quelques minutes le temps de préparer à manger par exemple. Mais jamais bien longtemps, et toujours le cœur serré.

 

Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, on voit à quel point nous réfrénons notre instinct : j’ai vu une mère qui, instinctivement, voulait prendre son bébé. Et on lui a dit de ne pas le faire, car c’était bon pour son bébé de pleurer. Et elle l’a laissé dans son berceau, lui hurlant, et elle le cœur fendu.

Donc je le redis : écoutons plus notre instinct ! En tant que mère de cet enfant, nous savons souvent mieux que quiconque ce qui est le mieux pour lui… et pour nous aussi.

 

Et pour finir, un lien vers un article sur ce sujet : http://www.quonseledise.fr.nf/?p=424

Pourquoi ce blog ?

Avant, ça m’exaspérait les gens qui disaient : « Tu verras, quand tu auras des enfants ». Bon, ça m’exaspère toujours, car en général c’est dit sur un ton que je n’aime pas, et ça sous-entend « Tu verras, tu feras comme moi ». Mais maintenant, je comprends le fond de vérité qu’il y a derrière cette phrase.

J’avais beau être prête, j’avais beau avoir fait des recherches, m’être renseignée, préparée à l’arrivée de ce bébé, je n’aurais pas pu imaginer le changement que cela impliquerait dans ma vie.

C’est vrai, un enfant, ça change tout : notre façon de voir le monde, nos limites (sans cesse repoussées), notre patience.

Mais ça n’est pas vraiment pour ça que j’écris, ça n’est pas pour partager les joies et les peines de mon quotidien de maman au foyer comblée. Si j’écris, c’est parce que je suis écœurée étonnée les idées reçues que l’on peut avoir sur la grossesse, la maternité et les enfants. Et surtout, je suis révoltée de voir à quel point nous sommes devenus de vrais moutons, écoutant ce que Monsieur le pédiatre ou Madame la gynéco dit (parce que tu comprends il/elle sait mieux que toi, il/elle a fait des études, c’est sa spécialité), enfouissant au fond de nous notre instinct, qui est pourtant bien souvent le meilleur conseiller.

Juste un exemple : je discutais avec une amie (que j’aime sincèrement) des positions pour accoucher, disant que j’avais regretté qu’on m’ait obligée à m’allonger pour mon accouchement. Sa réponse : « Mais le médecin il sait mieux que toi ! ». Mais non ! Le médecin ne sait pas mieux que moi dans quelle position je me sens bien, quelle position me facilite. En revanche, le médecin sait quelle position est plus pratique pour lui, quelle position lui demande un minimum d’efforts.

Oui, je suis révoltée, car on culpabilise sans cesse les mères, on leur ôte toute confiance en elles-mêmes et en leurs capacités.

Et j’en ai assez aussi de devoir moi-même me justifier sur mes choix de vie et d’éducation.

J’ai beaucoup réfléchis avant de commencer ce blog, et je ne sais pas combien de temps je le tiendrai, mais en attendant, lorsqu’on me fera de nouveau une remarque, je pourrai répondre : « Reportez-vous à tel article sur mon blog. » ^^

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